Une vie de boy – Ferdinand Oyono

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Un jeune Noir élevé par un père blanc a pris, à l’instar de son maître, l’habitude de tenir un journal. Dès lors, il enregistre tout ce qui se passe dans le milieu des colons où, à la mort du prêtre blanc, il est devenu le “boy” de l’administrateur des colonies. Il découvre deux mondes nouveaux, foncièrement différents, aveuglés par leurs préjugés, et amenés à coexister : le quartier noir, et la Résidence, une ville opulente où vivent les Blancs. Évoluant d’un monde à l’autre, il témoigne des drames et passions des uns et des autres.

Une vie de boy – Ferdinand OYONO

Quand j’ai lu le résumé, je me suis dis “encore histoire de temps colon? Je n’en ai vraiment pas envie en ce moment! ressasser encore cette sombre période de l’histoire de l’Afrique“. Le besoin que j’avais à ce moment là, c’était d’apprendre à aimer et connaitre davantage mon Afrique à travers ses auteurs et non pas de lire à nouveau comment elle a été salie et méprisée. Mais je suis revenue encore à la raison même pour laquelle j’avais acheté ce livre de Ferdinand Oyono. C’est un des meilleurs auteurs Africains, plus précisément Camerounais et j’avais envie de découvrir son écriture. Alors, je me suis résolue à le lire et je ne l’ai pas regretté. D’ailleurs, j’avais acheté au même moment deux romans de cet auteur et il me semble bien que l’autre aussi parle de la fin de l’époque coloniale au Cameroun. J’y reviendrai dans un prochain article. Et puis finalement, c’est très important de coucher cette période de l’histoire Africaine sur papier afin que nous soyons tous éduqués, et que plus jamais cela ne se reproduise.

Quelques mots sur Ferdinand OYONO

Ferdinand Léopold Oyono est un écrivain, diplomate et homme politique Camerounais né en 1929 à Ngoulemakong, près d’ Ebolowa dans le sud du Cameroun (département de la Mvila) et mort en 2010 à Yaoundé (Centre Cameroun). Il est l’auteur de trois romans publiés à la fin des années 50 : “Une vie de boy” (1956), “Le vieux nègre et la médaille” (1956), “Chemin d’Europe” (1960). Son roman “Le vieux nègre et la médaille compte parmi les cent meilleures oeuvres littéraires Africaines du 20e siècle et a été traduit dans le monde entier. 

Dès 1959, il occupera des fonctions de Ministre puis d’Ambassadeur dans diverses représentations diplomatiques du Cameroun. Pour plus de détails, je vous invite à visiter le site officiel de Ferdinand Léopold Oyono.

Mon ressenti 

J’ai commencé la lecture très tard le soir. Je pensais lire juste quelques pages le temps de “me faire une idée sur le roman” puis m’endormir, mais l’histoire était tellement entraînante, que j’ai eu du mal à m’arrêter.

Dès les premières pages, on se sent toute suite plongé dans l’ambiance locale. On s’imagine facilement les paysages, le ressenti et les expressions faciales des personnages. Je me suis même surprise à lire avec l’accent Ewondo (langue parlée au centre et au sud du Cameroun) sur certains passages du livre. Et puis, j’ai ri. Aux éclats. L’auteur a une façon très drôle et très propre aux Camerounais de décrire les faits et les personnes (la description du prêtre Gilbert par exemple est à tomber de rire).

Au delà de tout celà, l’auteur met en avant à travers le vécu du jeune Toundi Ondoua (Le petit boy) les rapports étranges qu’entretenaient Africains et colons à la fin de l’époque coloniale au Cameroun, ainsi que la perception que chacune des parties avait de l’autre. 

L’auteur dénonce clairement à travers son récit les dérives coloniales nauséabondes et la discrimination raciale perpétuées par les colons à cette époque. Ce peuple traité “d’indigène” et de “petits nègres stupides” mène malgré lui une vie au service des colons qui méprisent leurs droits fondamentaux en tant qu’ êtres humains. Les noirs à cette époque sont déjà bien conscients de l’injustice de la situation et les écrits de l’auteur reflètent bien ce sentiment anticolonialiste sans cesse croissant à cette période de l’histoire du Cameroun. D’ailleurs, cette oeuvre qui est un important témoignage sur la vie dans les colonies et ses dérives fera scandale dans le monde colonial à sa parution.

Je vous invite à lire ce roman qui fera vaciller vos émotions entre les rires, la joie de retourner un peu dans nos cultures et croyances ancestrales et l’immense tristesse et la révolte de voir comment étaient traités les nôtres sur leur propre terre. La terre de nos ancêtres. Notre Afrique, Mon Afrique…

Bisous à vous ♥

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